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La Semaine de l’emploi maritime : au coeur du boom de l’économie bleue

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Du 11 au 16 mars 2019, diverses actions ont été organisées dans treize régions de Métropole et d’Outre-Mer : visites d’entreprises, forums de recrutement, découverte des métiers… Exemple avec le colloque Compétences Mer qui s’est tenu à l’université de Toulon.


Avec l’un des plus grands domaines maritimes au monde, la France dispose d’un potentiel de développement économique majeur. Ce potentiel est aujourd’hui renforcé par les évolutions technologiques et les nouveaux produits et services développés par de nombreuses entreprises de la filière représentant plus de 900 métiers en mer et sur terre. L’ambition de la France est de doubler d’ici 2030 le nombre d’emplois dans les métiers de la mer. Chaudronnier, ingénieur industriel, conducteur de grue, agent de transit maritime, mécanicien-réparateur de bateaux de plaisance, écailler, aquaculteur… La variété des emplois concernés, non délocalisables, est un atout stratégique pour le pays, et pour la Région Provence Alpes Côte d’Azur en particulier.

Déjà 120 000 emplois régionaux

Le colloque Compétences Mer qui s’est tenu mercredi 13 mars à l’Université Toulon, organisé dans le cadre de la 4e édition de la Semaine de l’Emploi Maritime (l’événement est devenu une action prioritaire de l’Etat depuis les décisions du Comité interministériel de la mer de novembre 2018), a bien montré, à travers les interventions de grands acteurs du secteur la vitalité de l’économie bleue régionale. « Le secteur maritime c’est déjà 120 000 emplois régionaux, soit plus 8% de l’emploi salarié » souligne Philippe Vitel, le vice-président de la Région Sud. Et ici aussi, « l’ambition est de doubler ce chiffre à l’horizon 2028-2030. »


Le colloque Compétences Mer à l'université de Toulon (Crédit Gomet')

Le colloque Compétences Mer à l’université de Toulon (Crédit Gomet’)


Un dynamisme qui génère aussi des tensions sur les recrutements tant les besoins sont importants et par forcément pourvus par le marché du travail. Hervé Guillou, PDG de Naval Group basé dans la rade de Toulon, président du Gican (Groupement des industries de construction et activités navales) et du comité stratégique de filière des industries de la mer, parrain de cette 4e édition de la Semaine maritime, ne se voile pas la face. Pour attirer et séduire les jeunes, « il faut totalement renverser notre image, observe-t-il. Nous sommes des entreprises de technologues, nous sommes des entreprises en croissance, et en forte expansion à l’international. Nous pouvons donc offrir des postes en France mais aussi beaucoup d’occasion de promotion à l’étranger. » 


Attractivité et formation continue

Le débat est bien lancé, et tour à tour, les invités des trois tables-rondes vont évoquer des cas des problématiques concrètes de recrutement. Denis Infante, dirigeant d’Eurovoiles, concessionnaire et société de services nautiques pour les bateaux de plaisance, basée à Hyères (28 millions de chiffre d’affaires, 60 personnes) souligne la pénurie de compétences notamment au niveau technique : « Nous limitons volontairement notre demande » regrette-t-il. Le chantier Monaco Marine, spécialisé dans le grands yachts, a lui décidé de faire appel à un cabinet de chasseur de têtes pour trouver ses chefs de projet à l’international comme vient en témoigner la secrétaire générale du groupe, Chantal Lemeteyer. Les difficultés ne résident pas que dans la pénurie de compétences. Il y aussi les questions de formation continue alors que le secteur évolue vite. Les représentants de l’AFPA et de l’Apec complètent le regard des industriels. Pour réussir, tous misent beaucoup sur les fameuses “soft skills” (qualités personnelles et relationnelles) des personnels.

De gauche à droite, Christine Cabau-Woehrel, Marie-Noëlle Tiné-Dyèvre et Eve Raymond (Photo Gomet')

De gauche à droite, Christine Cabau-Woehrel, Marie-Noëlle Tiné-Dyèvre et Eve Raymond (Photo Gomet’)

Eve Raymond directrice du développement international au Pôle Mer Méditerranée évoque aussi, dans la séquence sur la place des femmes dans la filière, les possibilités de carrières nouvelles. « Les choses bougent pour les femmes dans le monde du maritime. Il y a de plus en plus d’opportunités dans de nombreuses filières » prenant pour exemple le secteur de l’éolien au Royaume-Uni. La directrice du cluster maritime français Marie-Noëlle Tiné-Dyèvre qui a ouvert le colloque, souligne la forte mobilisation de son organisation sur les questions d’égalité homme-femme. Christine Cabau Woehrel, l’ex-patronne du port de Marseille, qui prend le jour-même ses nouvelles fonctions de direction dans le groupe CMA-CGM, acquiesce. « Les femmes n’ont pas aucune barrière à se mettre pour envisager une carrière dans le maritime. Et, poursuit-elle « le secteur n’a pas à se priver de 50% des cerveaux de l’humanité.»

Le Navire des métiers sur l’esplanade du Mucem


Les acteurs de l’économie bleue se sont mobilisés tout au long de la semaine pour faire découvrir les métiers de la mer et les possibilités de formation. Les conseillers Pôle emploi ont été particulièrement sollicités pour faire découvrir aux demandeurs d’emploi tout le potentiel du secteur grâce à une quarantaine d’évènements dans les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône et le Var. Le Navire des métiers a fait escale à Marseille sur l’esplanade du J4 jeudi et vendredi tout comme le car-podium de la Marine nationale visité vendredi par des élus du territoire. 


A 2 navire metiers

(Capture Twitter)


Ateliers découverte des métiers, visites d’entreprises (chantier naval, ferme aquacole, sous-marin), forums de recrutements ou encore des actions innovantes de type « escape game » pour s’essayer aux métiers de la réparation navale, ou encore nettoyage de plages étaient au programme d’une semaine particulièrement riche et… bleue. 


Liens utiles :
> Les opportunités de la filière maritime dans notre région présentées par Pôle Emploi
> Retrouvez la Semaine de l’emploi maritim sur Twitter #EmploiMaritime 

Repère :

Une étude Pôle emploi sur les métiers du maritime.

 

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