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Gomet’ Santé : Santé Sud veut améliorer le métier de sage-femme dans le monde

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L’ONG marseillaise de solidarité internationale Santé Sud organisait un Point Rencontre le 22 juin à propos du métier de sage-femme. L’organisation y présentait ses actions en faveur de la profession en Mongolie et en Algérie.

L’ONG marseillaise Santé Sud lutte contre toutes les formes d’exclusions. L’organisation à la tête de 150 programmes dans 25 pays a fait un focus vendredi 22 juin à Marseille sur le rôle de la sage-femme et le rapport entre coordination des soins en périnatalité et mortalité infantile. Santé Sud en a profité pour communiquer sur deux des programmes qu’elle a mis en place en Mongolie et en Algérie.

« Nous avons été sollicités en 1992 par l’Union Européenne qui n’avait pas de prise en Mongolie et qui avaient confiance en nous », déclare Nicole Hanssen, directrice exécutive de Santé Sud. « On a eu plusieurs succès. Aujourd’hui nous sommes officiellement reconnus par le ministère de la Santé et nous avons changé le métier de sage-femme ! ». Le dernier projet en Mongolie qui a duré deux ans et permis d’améliorer les conditions de la profession, s’est terminé en mars 2018, à l’issue de 25 ans de présence. Il a impliqué 880 sages-femmes et leurs collaborateurs en obstétrique ainsi que les pouvoirs publics mongoliens. Catherine Augustoni, sage-femme et cadre du pôle mère enfant du centre hospitalier de Belfort et Montbéliard, a participé à la mission. « En 2015, je suis partie en Mongolie au départ pour parler de la qualité des soins en obstétrique et la prise en charge de la douleur du nouveau-né. J’y ai vécu quatre semaines où j’ai pu beaucoup échanger avec les sages-femmes et les gynéco-obstétriciens sur ce que nous faisions en France », raconte Catherine Augustoni.

Meriem Zahed et Catherine Augustoni.

Meriem Zahed et Catherine Augustoni.

Cette mission est alors partie d’un constat : une sage-femme en Mongolie ne pouvait plus pratiquer d’accouchement sans la présence d’un gynécologue, même avec une formation théorique identique à leurs homologues françaises. « Quelques années en arrière, le taux de mortalité avait beaucoup augmenté et il avait été dit que c’était à cause de la pratique des sages-femmes », raconte Catherine Augustoni. Quelques praticiens ont eu l’occasion de venir en France pour voir la situation. « On leur a montrer nos organisations, tant syndicales que l’ordre des sages-femmes. Ils ont pu visiter l’école de sage-femme de Besançon ainsi que le niveau trois de l’hôpital. Ils ont rencontré des sages-femmes libérales et ont pu faire des gardes », explique Catherine Augustoni. Les formations se faisaient toujours en collaboration, selon la devise de Santé Sud : « Agir sans remplacer ».

Améliorer les relations à l’hôpital en Algérie

Santé Sud sensibilise aussi en Algérie depuis une dizaine d’années. La docteur Meriem Zahed, pédiatre néonatologiste à l’APHM hôpital Nord travaille actuellement avec 13 établissements de santé à Alger et Blida autour de l’amélioration des relations et de la prise en charge lors des accouchements. A Alger, 10 000 bébés naissent par an contre 4 500 à 5 000 en France, et avec le même effectif hospitalier, selon le docteur.  A cela s’ajoute une convalescence à l’hôpital extrêmement courte (48h pour une césarienne et le lendemain pour un accouchement par voie basse), une absence de suivi de grossesse en général et un manque de préparation lors de l’accouchement. « On se retrouve dans une situation vraiment difficile pour les mères avec un manque de préparation, une difficulté d’accueil au moment de l’accouchement et après », explique la docteur Meriem Zahed avant d’ajouter « Quand on accueille beaucoup de patients, 30 patients sur 24h, et qu’on est trois sages-femmes ça peut devenir maltraitant pour les patients mais aussi pour les soigneurs ».

La docteur, avec le reste de l’équipe de Santé Sud, accompagne le personnel soignant vers une meilleure prise en charge des naissances avec une organisation stricte. « On doit réanimer un nouveau-né dans une salle de naissance donc c’est évident qu’il faut du matériel de réanimation dans la salle. En réalité, c’est pas si simple que ça, on voit des structures où c’est le pédiatre qui arrive avec sa mallette une fois qu’on l’a appelé, cinq ou dix minutes après que le bébé ai été identifié comme étant dans une situation d’asphyxie », développe la docteur. « L’idée pour nous c’était de montrer à quel point le fait d’institutionnaliser c’était important ». 

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