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Gomet’ santé : L’utilisation de robots en médecine, des avantages et des avertissements

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Peut-on faire confiance aux robots en médecine ? C’était le thème de la soirée-débat co-organisée jeudi 19 mars entre Harmonie Mutuelle et le magazine Essentiel Santé. Dans une salle du Club des Nageurs de Marseille, une petite centaine de participants sont venus écouter et interroger six professionnels de la santé. A leurs côtés, Fabrice Sabre, photographe à Avignon et « premier homme bionique », soit le premier français porteur d’une prothèse de main robotisée.

Cette « agora mutualiste » avait pour but premier de faire connaître les utilisations de robots en médecine. Fabrice Sabre, était présent en tant que grand témoin. Sa prothèse Touch Bionics est équipée de 14 fonctionnalités. « Mais ne vous inquiétez pas, ce n’est pas aussi puissant qu’une main normale ! Je peux faire mes lacets, cuisiner, manger avec un couteau et une fourchette », raconte le photographe. Bernard Rizzo, docteur en pharmacie à Toulon, explique quant à lui le fonctionnement de deux machines qu’il utilise quotidiennement : une pour la délivrance de boîtes selon les ordonnances, une autre pour préparer des piluliers. Cette dernière permettrait d’observer une progression de 70% à 98% dans le respect des prescriptions. « C’est moins impressionnant qu’en chirurgie, mais plus visible : tout le monde va dans des pharmacies », ponctue Bernard Rizzo, amusé.

Un outil, rien de plus

Parmi les docteurs, deux chirurgiens présentent le robot médicalisé « Da Vinci », pour la thoracoscopie et la coelioscopie assistée. En clair, le chirurgien est dans une « console » lui offrant une vision 3D et tient des pinces afin de pouvoir inciser, couper, recoudre, etc. Aujourd’hui, environ 125 robots Da Vinci sont installés dans les hôpitaux français. « Le chirurgien est assis, il tient donc plus longtemps sans ressentir la fatigue. Et la précision est plus importante, la machine supprime les tremblements », rassure Renaud Vidal, chirurgien thoracique et cardio-vasculaire à l’hôpital européen de Marseille et La Casamance, à Aubagne.

Pourtant, ces exposés soulèvent des questions de la part d’un public inquiet. En première ligne : les craintes liées aux failles techniques. « Il y a des sécurités. S’il n’y a plus de batterie, par exemple, ça libère la main pour ne pas rester bloqué dans une position contraignante », explique le photographe Fabrice Sabre. Renaud Vidal lui témoigne d’une fois où « j’ai débranché une machine en me retournant. Elle s’est arrêtée, on l’a rebranché et la chirurgie a repris comme si de rien n’était ».

« Savoir où on va, où on ne veut pas aller »

D’une manière générale, les praticiens insistent tous sur le fait que les robots ne sont qu’une assistance. « C’est un outil avec une tâche assignée par un humain, il n’est jamais autonome en médecine », soulève Agnès Leussier, psychologue clinicienne à l’hôpital européen de Marseille.

« Le risque est moins sur la technologie que sur les humains qui la font », avertit la psychologue. Au fur et à mesure, le débat se porte sur le futur de la santé. Notamment, sur le risque d’augmentation du prix des soins. Le robot Da Vinci nécessite entre 1500 et 2000€ pour les consommables entre chaque opération. « Pour l’instant, il existe autant de robots dans le public que le privé et ça doit rester comme ça. Il faut garantir l’accès égal à la médecine robot-assistée », déclare Eric Lambaudie, chirurgien oncologue à l’institut Paoli Calmettes de Marseille.

Ne pas faire des technologies un levier financier, mais surtout conserver l’humanité dans les soins. « Il faut savoir où on va, et surtout où on ne veut pas aller, conclut Jean-François Moulin, oncologue à l’Institut Paoli Calmettes. La place de l’humain n’est pas garantie si on ne le décide pas. »

Repères
Les intervenants

> Nicolas Blanc, docteur en médecine, Groupe Vyv, Paris
> Eric Lambaudie, docteur en médecine, chirurgien oncologue, Institut Paoli Calmettes, professeur des universités, Centre de recherche en cancérologie de Marseille
> Agnès Leussier, psychologue clinicienne, hôpital européen de Marseille
> Bernard Rizzo, docteur en pharmacie, Toulon > Renaud Vidal, docteur en médecine, chirurgien thoracique et cardiovasculaire, formateur en chirurgie robot-assistée, Hôpital privé La Casamance à Aubagne et hôpital européen de Marseille
> Jean-François Moulin, oncologue à l’Institut Paoli Calmettes, Marseille
> Fabrice Sabre, photographe, Avignon

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