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A Marseille, Mélenchon, syndicats et partis de gauche font bloc contre la politique d’Emmanuel Macron

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Plusieurs milliers de personnes ont participé à la marche « Stop Macron », samedi 14 avril, à Marseille, à l’appel de l’union départementale CGT des Bouches-du-Rhône soutenue par une quinzaine d’organisations syndicales et de partis de gauche (PC, NPA et LFI). Dans le cortège, des figures de la gauche appellent à un mouvement social et politique. 

« Solidarité », « Non à la privatisation, oui aux services publics » « Halte-là, SOS » « Non au coup d’Etat ». À chacun son slogan pour faire passer le même message. Les banderoles et drapeaux déployés dans le ciel marseillais, samedi 14 avril, se confondent avec les voiles de l’Hermione, à quai sur le Vieux-Port. C’est d’ici que dans l’après-midi, plusieurs milliers de personnes (58 000 selon la CGT, 6 000 selon la police) se sont rassemblées pour dire « Stop » à la politique menée par le gouvernement d’Emmanuel Macron.

Cheminots, étudiants, postiers, retraités, chômeurs, dockers, agents de différents services publics, militants et sympathisants politiques, camarades… ont défilé du Vieux-Port à la place Castellane, dans la bonne humeur. Un important cortège où la CGT, la France insoumise (LFI) et le Parti communiste français (PCF) constituaient le gros des troupes. La présence de Jean-Luc Mélenchon, député des Bouches-du-Rhône et leader de la France insoumise, a suffi à donner à cette marche contestataire une large couverture médiatique, malgré l’absence des dirigeants du PCF, Pierre Laurent, de Générations, Benoît Hamon et du NPA Olivier Besancenot, invité par Jean-Luc Mélenchon.

Cheminots, étudiants, postiers, retraités, chômeurs, dockers, agents de différents services publics, militants et sympathisants politiques, camarades… ont défilé du Vieux-Port à la place Castellane, dans la bonne humeur.  Photo N.K.

Cheminots, étudiants, postiers, retraités, chômeurs, dockers, agents de différents services publics, militants et sympathisants politiques, camarades… ont défilé du Vieux-Port à la place Castellane, dans la bonne humeur. Photo N.K.

 Jean-Luc Mélenchon appelle à « l’unité dans tout le pays »

Dans le carré de tête, cerné par un cordon de sécurité et derrière une banderole sur laquelle claque « Gouvernement-Medef veulent nous tuer, arrêtons-les », le député de la 5e circonscription, a battu le pavé aux côtés de sa suppléante marseillaise Sophie Camard, de responsables départementaux de la CGT, Olivier Mateu, de la FSU, Pierre-Marie Ganozzi, du PCF, Jérémy Bacchi, de Sud et de l’Unef… et même de Philippe Poutou, venu de Bordeaux. Pour l’ancien candidat du NPA à la présidentielle de 2012 et 2017 « si on veut calmer l’arrogance des patrons, des capitalistes de tous ces gens qui nous trahissent, c’est obligatoirement des milliers de personnes qui doivent descendre dans la rue, ensemble dans un seul mouvement. L’enjeu pour nous il est là : réussir un mouvement social profond. Il faut combattre ce qui nous divise, il faut arrêter les conneries ».

Face aux journalistes, le chef de file des insoumis a déclaré que « ce qui se déroule à Marseille, c’est une bonne rupture de la cloison entre le mouvement social et l’action politique », satisfait du caractère « exemplaire » de cette journée, qu’il souhaite voir « reproduit dans tout le pays ». En marge de la manifestation, peu avant que le cortège ne démarre, le secrétaire général PCF13, Jérémy Bacchi se dit convaincu que le gouvernement va reculer face à la mobilisation sociale. « On n’est pas seulement ici pour dire non à toutes les attaques que subissent les jeunes, avec parcours Sup, les retraités, les fonctionnaires… On est aussi là pour dire qu’on a besoin d’un autre modèle social dans notre pays… Puisque que le gouvernement a voulu faire de la question SNCF un symbole, on va le prendre à son propre piège et le mettre en échec sur cette question-là ».

Les députés LREM et Modem font oeuvre de pédagogie

La situation des migrants, les frappes en Syrie, les zadistes… d’autres thèmes sociaux sont venus alimenter la gronde. « On sent que la politique d’Emmanuel Macron est en train de provoquer beaucoup de résistances, car elle est profondément injuste et inégalitaire, nous confiait le député PCF Pierre Dharréville, qui défilait également dans le carré de tête. On en a marre d’entendre la leçon à la télévision d’un président de la République qui nous explique “j’ai raison et vous avez tort”, on veut participer à la construction de ce pays… »

Un peu plus tôt dans la matinée, les députés de La République en marche des Bouches-du-Rhône et Modem, réunis presque en totalité, pour une conférence de presse sont revenus sur les grandes réformes que mènent actuellement le gouvernement avec pédagogie (à lire prochainement sur Gomet’). Une formule pour lutter contre la campagne de « désinformation » dont ils s’estiment victimes, principalement sur la réforme ferroviaire comme sur celle de l’accès à l’université. S’ils étaient au fait de la mobilisation de ce samedi 14 avril, ils assurent ne pas avoir organisé cette réunion « en réaction ». D’ailleurs, pour Jean-Marc Zulesi, « la marche Stop Macron n’a qu’un mérite : elle permet à Jean-Luc Mélenchon de découvrir les rues de sa circonscription ». Reste que l’ensemble des forces de gauche et des syndicats présents comptent sur d’autres marches pour faire plier La République en marche. « Cette manifestation n’est qu’une étape à l’intérieur d’un long cycle de mobilisation », a assuré Jean-Luc Mélenchon.

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