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Jean-Claude Gaudin explique les raisons de sa démission de la présidence de la Métropole Aix-Marseille Provence

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C’est avec un « pincement au coeur » que Jean-Claude Gaudin a fait ses adieux à la présidence de la Métropole Aix-Marseille Provence. La future fusion souhaitée par le Gouvernement, son âge, une volonté de ne pas subir de dégagisme… il explique les raisons de cette démission.

Jean-Claude Gaudin le dit avec passion « la politique c’est toute ma vie. Je n’ai vécu qu’à travers la politique, je n’ai pas de hobbies. Je ne joue pas au tennis, au golf, je ne me fais pas bronzer inutilement… Je ne vis que pour ça ». La politique est son ADN, sa raison de vivre. Mais il arrive un temps où il faut savoir tirer sa révérence. Et en la matière le maire LR de Marseille n’y va pas par quatre chemins : « J’ai décidé bien entendu de démissionner de la présidence de la Métropole Aix-Marseille Provence ». Mardi 4 septembre, Jean-Claude Gaudin, âgé de 78 ans, a annoncé sa décision de quitter cette fonction, à l’occasion d’une conférence de presse, organisée au siège de la collectivité. Sa démission bruissait déjà depuis quelques mois en coulisses, sans que personne ne sache véritablement à quel moment Jean-Claude Gaudin ferait son annonce, lui valant le qualificatif de « maître du temps ». 

Ce n’est pas un hasard si l’ex-sénateur a choisi cette date, car elle résonne pour lui et fait sens. Le 4 septembre 1870 marque la proclamation de la République et quelques années auparavant, en 1958, le général De Gaulle présentait la nouvelle Constitution. « Vous vous rendez compte le jour que nous sommes », plaisante-t-il, visiblement soulagé, discutant volontiers avec quelques journalistes, restés pour s’entretenir avec lui, à l’issue de la conférence de presse. Ce jour savamment choisi sera désormais associé à sa démission, deux ans et demie ans après avoir été élu à la tête de cette collectivité, décriée depuis sa création. 

Le devoir de mettre en place la Métropole

Subie, désapprouvée et malgré l’hostilité parfois sans retenue venant de son propre camp, Maryse Joissains en tête, cette Métropole, Jean-Claude Gaudin avait « le devoir de la mettre en place », même si cela lui a valu « quelques coups, quelques bosses, mais ce n’est pas trop grave dans la vie politique, on s’en remet », assure-t-il, indiquant qu’il n’avait toujours pas l’intention de répondre aux attaques formulées à son encontre. D’ailleurs, au fil des procédures judiciaires qui ont ponctué la douloureuse naissance de la Métropole, du tribunal administratif au Conseil constitutionnel, il a lui-même « payé les avocats qui ont défendu l’institution, et je n’ai pas voulu que ce soit l’institution qui paye », confie-t-il à la presse, avec calme.

Aucune amertume non plus ne l’étreint, un sentiment qui l’entrainerait trop « prêt d’un dégagisme » qu’il ne veut pas subir et qui « l’impressionne » même un peu. « Un pincement au cœur » néanmoins car il vit une forme « d’abandon et ce n’est jamais simple », surtout avec sa carrière politique. Mais « l’âge est aussi là », l’ancien ministre ne s’en cache pas. Alors il souhaite confier la barre du navire métropolitain à une femme plus jeune qui saura le mener à bon port, et en qui il a toute confiance : « Dans la perspective d’une éventuelle fusion entre le Département des Bouches-du-Rhône et la Métropole que semble vouloir le gouvernement, il est clair que Martine Vassal est la mieux placée pour mener cette réalisation. Cette élue a fait la preuve depuis plus de trois et demie de sa compétence, de son autorité, de son dynamisme, de l’écoute qu’elle a à l’égard des élus locaux au Conseil départemental, où elle fait un sans faute ».

Eloges maintes fois exprimés ces derniers mois. C’est la raison pour laquelle, il souhaite que sa première vice-présidente soit candidate à sa succession et lui apporte « tout naturellement » son « soutien ». Retraçant en quelques mots le parcours de sa nouvelle héritière désignée, « une femme d’avenir pour cette ville », ce 4 septembre, il a également indiqué qu’il avait fait parvenir une lettre par mail aux 240 élus de la Métropole (voire notre document source), associé parfois à un coup de téléphone comme au maire d’Aix-en-Provence, par exemple, Guy Teissier… pour signifier son souhait de voir Martine Vassal lui succèder.

« On ne peut pas être et avoir été »

Lors de la conférence de presse, Jean-Claude Gaudin a également avancé une accélération du calendrier gouvernemental. Ainsi le préfet devrait « se pencher très activement sur le cas de la fusion. Le Gouvernement a fort à faire et j’espère qu’il ne change pas d’avis ». Si d’aventure cela devait arriver, Martine Vassal qui a toujours eu « la délicatesse » de dire qu’elle remplacerait Jean-Claude Gaudin en 2020, « eh bien, elle remplacera Gaudin avant et je dois dire que cela me fait plaisir », avance-t-il, se nommant à la troisième personne, comme pour s’effacer. Il ne veut d’ailleurs pas être membre de l’exécutif, Martine Vassal lui ayant proposé d’occuper le siège vacant de vice-président. « On ne peut pas être et avoir été. Moi je suis candidat à plus rien ».

Après cette démission et quatre mandats successifs à la Ville de Marseille, le dernier au résultat « spectaculaire », Jean-Claude Gaudin n’en briguera pas de cinquième. Il entend mener jusqu’au bout cette ultime aventure mettant en garde « contre le danger Mélenchon, s’il arrivait à fusionner toute la gauche et au-delà. Mais il y a un autre danger ne croyez pas que le FN tombe ; il est à des hauteurs très considérables dans cette ville ». Lui a essayé de « rassembler » toute sa vie compte sur Martine Vassal pour continuer sur cette ligne et faire barrage  « Madame Vassal assure un consensus très large vous le verrais d’ailleurs dans les déclarations des uns et des autres ».  

Au-delà des déclarations, c’est au prochain conseil de la Métropole le 20 septembre que devrait intervenir la nouvelle élection, consacrant la nouvelle présidente…

 Le courrier du président Gaudin adressé aux élus métropolitains

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