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[Humeur] Soit dit en passant : ici quand on choisit le jaune…

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Chaque dimanche il revient avec sa livraison de nouvelles puisées aux meilleures sources… C’est l’humeur “Soit dit en passant” du journaliste Hervé Nedelec. Bonne lecture !

Tout sauf les partis

A l’entendre on dirait, à un « e » près, un slogan de cours d’école : « tout sauf les partis ». Des collectifs, des associations, des clubs sont en train de converger vers une idée pour les municipales ; revendiquer un avenir pour Marseille, plutôt qu’un drapeau. Ghali, Barles, Payan, Mélenchon, Coppola, jurent qu’ils sont d’accord avec le principe, même s’ils avancent plus de 50 nuances pour y parvenir. Avec pour tous, même ceux qui en sont le produit, un ennemi commun, le clientélisme. Il faudra, nous l’avons déjà dit ici, passer un juge de paix, les Européennes, pour voir si l’obstacle à franchir n’est pas trop haut. On sait d’ores et déjà que dans ce camp, dont on cerne encore mal les contours, la France Insoumise et En Marche ne feront pas cause commune. On peut cependant observer que, sans tambour ni trompette, il en va de même pour la majorité sortante. De ce côté-là, il n’est plus question de s’afficher avec des initiales compromettantes, LR, UDI, DVD, et autres survivances du XXe siècle. On parle plutôt de Vassal, Gilles, Muselier, quand ce n’est pas plus simple encore, de Martine, Bruno ou Renaud. Et on évoque aussi un projet pour rassembler Marseille, reconstruire Marseille, développer Marseille. On ne peut que se réjouir de telles perspectives. A condition de ne pas trop regarder dans le rétroviseur, et d’y voir encore les promesses de projets réputés alors « fédérateurs » et « novateurs » qui n’ont rien fédéré et si peu rénové.

L’Europe était là

Renaud Muselier communique sur l’Europe. Et c’est justice, lorsqu’à le lire, on se plonge dans la réalité comptable de ce que De Gaulle aurait pu appeler le « machin », comme il le fit pour l’Onu. La président de la Région Sud qui a siégé pendant cinq ans à Bruxelles et à Strasbourg, rappelle que le territoire, dont il a désormais la responsabilité, a bénéficié de plus de trois milliards de subsides européens, quand en toute hypothèse, il pouvait n’en revendiquer que deux milliards. Pour établir une comparaison, c’est deux fois le budget primitif 2019 de la ville de Marseille, qui aura ainsi permis à l’agriculture, l’enseignement et la recherche, le tourisme, d’autres secteurs encore, de prospérer. L’analyse de Muselier met en exergue cette capacité puissante de la communauté européenne. Elle n’affiche à aucun moment de préférence partisane, mais fait la démonstration que derrière les (gros) mots des opposants à l’Europe, se cachent la réalité têtue des faits. Alors que les partis des extrêmes affichent, sans barguigner, leur intention de détourner le scrutin de la fin du mois de mai de son objet, le rappel de Muselier sonne comme un tocsin. Ce n’est pas de l’avenir de Macron qu’il s’agit, mais de celui de la région.

Bleu, blanc, rouge. Jaune non !

C’est une singularité marseillaise. Le mouvement des gilets jaunes n’a pas pris. Certes on a vu parfois, depuis le mois de novembre, quelques leaders de ce mouvement, qui n’en est pas tout à fait un, faire une courte halte dans la ville. Mais dire qu’ils ont été suivis par les Marseillais, serait un déni de réalité. Le Vauclusien, Christophe Chalençon, est retourné ainsi dans le Vaucluse, après avoir bénéficié un temps de l’hospitalité d’un Bernard Tapie, séduit, sans doute, par son talent de bonimenteur. On a vu aussi le complotiste Maxime Nicolle, faire quelques pas cours Belsunce, avant de rejoindre sa surréalité d’internaute. On pourrait enfin compter parmi ces jaunards, le « Marseillais » Etienne Chouard, professeur dans l’enseignement technique et « inventeur » autoproclamé du référendum d’initiative citoyenne (RIC). Il vient de déclarer, sur Sud Radio, qu’on « devrait avoir le droit d’être antisémite ». Pour faire bonne mesure cette tête, réputée pensante, a ajouté qu’il ne pensait pas qu’il y ait vraiment dans notre beau pays « de haine des juifs ». Finalement, l’énumération de ces quelques exemples, explique pourquoi cette bonne ville n’a pas massivement adhéré au mouvement qui remplit, chaque samedi, à bon compte, les programmes des chaînes d’info continue. Ici quand on choisit le jaune, c’est pour trinquer entre amis, pas pour faire trinquer les autres.

Et je relance de cent

Cent nouvelles trottinettes électriques vont arriver à Marseille. Ca roule donc pour ces engins silencieux qui filent désormais sur nos trottoirs et slaloment du Vieux-Port à la Corniche entre les bus et les voitures. Sans casque, sans permis, sans vergogne et filant à 20 kilomètres heures, les utilisateurs, comme souvent dans cette ville anarchique, ne respectent rien. Ni la signalisation routière, ni le code de la route et encore moins des passants qui passent et, si l’on n’y prend garde, trépassent. Le danger est camouflé par l’aspect ludique de cette pratique. On voit des couples amoureux filer collés serrés, des gamins radieux tenter le diable, des cadres impeccablement mis, tailler un costume à tout ce qui s’oppose à leur course… bref le danger s’est installé en ville, en même temps que ces engins, balançant entre passé et modernité. Sans quelques rappels à l’ordre, les urgences risquent de voir quelques éclopés de plus rejoindre les files d’attente. Et on entendra alors quelques élus rappeler, sans la moindre hésitation : « je l’avais toujours dit que ça finirait mal ! » En attendant ça roule malgré les nids de poule.

L’Evra m’en tombe

Les supporters avaient poussé un soupir de soulagement, lorsque Patrice Evra a quitté l’OM. Personne au Vel’ ne regrettait le départ de ce narcissique impénitent, qui passait son temps sur ses comptes d’internaute à revendiquer sa singularité. Après avoir salué un supporter d’un coup de pied, il libérait enfin l’horizon marseillais pour, a priori, faire des étincelles, outre-Manche. Las, là-bas non plus à West Ham, il ne brillait que par sa capacité à commenter plutôt qu’à agir. On nous dira qu’un certain Eric Cantona, avait suivi avant lui le même chemin et avait usé des mêmes crampons pour refaire le portrait d’un spectateur, qui avait passé une partie d’un match à l’insulter. Mais attention comme le disent certains marseillais : « c’est pas pareil ». Canto c’est le « king » et après le football, il a montré qu’il avait plus d’une corde à son arc : peinture, théâtre, cinéma. Pour l’heure Evra ne s’est distingué récemment que par de sales propos homophobes, ce qui lui vaut, à Paris, d’être poursuivi par le parquet. A Marseille, c’est sa détestable réputation qui le poursuit et si ce n’était pas faire insulte au département, on dirait que c’est une bouche du Rhône.

Et de Caumont encore

On a beaucoup stigmatisé par ces temps turbulents les grosses fortunes, même lorsqu’elles venaient au secours de Notre Dame de Paris, avec il est vrai un manque de discrétion contestable. Mais comment ne pas se réjouir lorsqu’une des plus connues mondialement, Guggenheim, exporte depuis New York, quelque cinquante œuvres de la période impressionniste et post impressionniste. Ceux qui ont eu le bonheur de visiter, dans la grande pomme sur la cinquième avenue, le musée et son incroyable escalier sans marche, savent la richesse patrimoniale qu’il abrite. C’est une fois de plus le centre d’Art de l’Hôtel de Caumont à Aix, qui va profiter de l’aubaine et Cézanne, à quelques pas de la maison qui a vu naître son ami Zola, est en bonne place dans cette évocation-là. Guggenheim a bénéficié notamment pour gonfler son trésor d’une donation, celle de Justin Thannhauser (1892-1976), un collectionneur avisé. Il a investi une partie de sa fortune en fuyant, en 1937, le nazisme pour payer les taxes d’exportation et mettre à l’abri des chefs d’œuvres, considérés par Hitler et ses sbires comme appartenant à un « art dégénéré ». Jusqu’au 29 septembre les chefs d’œuvre de Guggenheim sont visibles à l’hôtel de Caumont.

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