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[Humeur] Soit dit en passant : tous derrière, l’OM devant !

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Chaque dimanche, Soit dit en passant c’est l’humeur de notre promeneur, Hervé Nedelec, en balade dans l’actualité de la semaine. Regard aiguisé, plume acérée.

Tous derrière, l’OM devant

On ne s’improvise pas dans le parler marseillais et encore moins dans le parler olympien. Depuis quelques heures, tous nos élus métropolitains sont des supporters inconditionnels de l’OM. Et bien au-delà, puisque depuis la lointaine Nouvelle Calédonie, le président de la République, Emmanuel Macron, a dit son plaisir de voir Marseille accéder à l’ultime marche de la ligue Europa, qui plus est, à Lyon. Du coup, sans aller jusqu’à prendre l’accent, certains en rajoutent des tonnes dans leur soutien. Sur son blog Jean-Luc Mélenchon écrivait avant la « défaite qualificative » de Salzbourg, qu’il avait trouvé, au match aller au vélodrome, l’OM « élégante et même gracieuse ». On se demande s’il n’a pas confondu avec les petits rats de l’Opéra. Il attendait du coup la finale « après que l’OM aura torché ce qui reste d’Autrichiens, après le premier essorage au vélodrome ». A écouter les vrais supporters, les Marseillais ont plutôt eu peur un moment ce jeudi soir « de se faire aux brailles », et reconnaissaient à la fin du match que « les Olympiens avaient le cul bordé d’anchois » (certains disent de nouilles). Le député de Marseille a encore des progrès à faire, s’il veut passer pour autre chose qu’un « estranger ». Enfin, il avouait ne rien comprendre « aux mystères du hors-jeu ». C’est sans doute pour cela qu’il conteste toujours le résultat de la présidentielle.

Destination no futur

A Aix, une banderole, à la faculté de Lettres occupée, résume brutalement le programme des contestataires à la réforme entamée par le pouvoir : « face à la sélection l’insurrection ». Comme le dirait Cyrano « c’est un peu court jeune homme ». En fait étudiants mobilisés et enseignants solidaires qui étaient, il y a encore un an, révoltés par l’injustice du tirage au sort, refusent obstinément désormais toute forme de sélection. Du coup ils seront, selon les estimations près de 5 000 à s’inscrire dans le département psychologie, pour moins de 1 250 places disponibles. L’histoire, en train de s’écrire, ne dit pas comment l’administration et le corps enseignant vont se sortir de cet embarras. Ils peuvent sans doute se réjouir ensemble, de cet attrait pour cette science humaine hautement importante à l’heure du burn-out, du harcèlement à l’école ou encore des déviances que rapportent chaque jour les faits divers. Pour autant y-a-t-il, dans les tribunaux, les services de ressources humaines, ou les écoles, des débouchés pour tous ces Pavlov, Freud, Bandura en herbes ? L’affirmer serait mentir. Mais parmi ceux qui prennent la parole beaucoup ont dû lire Jules Renard : « Dis quelquefois la vérité, afin qu’on te croie quand tu mentiras. »

On nage sévère…

Affligeant ce reportage sur BFM TV dénonçant le fait qu’une majorité des enfants marseillais (les plus pauvres surtout) ne savaient pas nager. On n’a pas entendu, comme l’avait prétendu un élu il y a quelques semaines, que dans certains quartiers cette lacune était « culturelle », mais on a vu les images impitoyables de piscines à l’abandon, d’enseignants faisant mimer la natation à leurs élèves faute d’installations adéquates, et tout cela sur fond de grand bleu servant d’horizon aux barres de béton qui dominent Marseille. Lorsque l’on sait que la ville, grâce notamment au Cercle des nageurs, abrite ce qui se fait de mieux en termes de champions au niveau international, on se dit que tout ne baigne pas au pied de la Bonne Mère.

Mailly oui mais… Pavageau

Pascal Pavageau nouveau secrétaire général de Force ouvrière a décidé de trancher, par sa politique et son style, avec son prédécesseur. Jean-Claude Mailly n’a ainsi jamais dénoncé ce que certains dénoncent comme une connivence effective entre FO et la mairie de Marseille. Le maire ne s’en cachait pas du reste lors d’un congrès où il avait affirmé haut et fort à « ses » syndicalistes. « Que vous aimiez Gaudin c’est normal, parce que Gaudin vous aime bien. Qu’est-ce qu’il y a d’anormal ? ». Les adversaires de FO reprochent, on le sait, au syndicat majoritaire chez les municipaux, d’être le seul interlocuteur de la municipalité et, pire, d’avoir un regard très actif sur le recrutement des employés de mairie. Pascal Pavageau devra donc examiner à la loupe, et peut-être avec des pincettes, ce délicat dossier d’autant qu’il affirme que FO n’a pas « d’interlocuteur privilégié, nulle part ». De là à ce qu’il demande à Jean-Claude Gaudin de rendre sa « carte d’adhérent d’honneur », il y a un pas que Pavageau n’a pas encore franchi. Lui qui a dit aussi, « Je ne suis pas franc-maçon, je n’appartiens à aucun parti » va devoir prendre des cours de pilotage pour conduire à la marseillaise.

Une fatalité réversible ?

Un certain nombre d’observateurs assurent que la dynamique des grandes surfaces touche à sa fin. Dans la métropole, le mouvement inverse n’est pas avéré et on assiste plutôt au renforcement de certaines zones plutôt qu’à leur déclin. On annonce ainsi 23 000 m² de chalandise à venir, à la Valentine, et de nouvelles enseignes ont fleuri tout autour de Marseille, et d’Aix à Vitrolles ou de Miramas à Aubagne. Faut-il désespérer pour autant à voir renaître les hyper centres et apparaître des nouvelles formes de consommation faisant la part belle à l’artisanat, à la culture bio, au développement durable ? Non, mais il faut s’attendre à une métamorphose plus lente. Parce que les initiatives individuelles n’ont pas la puissance de feu des grands groupes. Parce que les changements d’habitudes prennent du temps. Parce que les produits et les services de qualité ne supportent pas l’amateurisme ou la médiocrité. Pourtant à s’attarder sur le Vieux-Port, à Notre Dame-du-Mont, du côté des Docks et hors Marseille à Aix, Arles, Martigues, Aubagne, Cassis et bien d’autres villes ou villages, on constate que les efforts pensés et maîtrisés ont un avenir. Il faut aussi une volonté politique et repousser les calculs à courte vision. Pas toujours simple.

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