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[Expo] Muséonérique, le réveil des collections du Muséum d’histoire naturelle orchestré par la Fabulerie

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Depuis le 19 mai 2018, le Muséum d’histoire naturelle accueille l’exposition « Muséonérique ». Sous-titrée « Le réveil des collections », elle laisse deviner la présence d’archives ressorties des tiroirs et placards du musée.  Un véritable « retour à la vie » d’un arsenal resté en sommeil parfois pendant des années.

200 ans. C’est l’âge vénérable que fête en 2019 le Muséum d’histoire naturelle de Marseille, niché dans l’aile droite du Palais Longchamp. Deux siècles durant lesquels les différents conservateurs et leurs équipes ont préservé la trace de la faune et de la flore locale, mais aussi d’autres horizons. Pour marquer ce bicentenaire, le muséum a décidé de confier l’élaboration d’une exposition spéciale à un collectif, celui de la Fabulerie, et de lui laisser carte blanche. « On a été impressionné par toutes les collections », se souvient Axelle Benaïch, directrice artistique de l’exposition Muséonérique et chef de file de la Fabulerie. Leur seul défi : valoriser les sciences et techniques du musée à travers leurs installations.

Un parcours pensé « comme à la maison »

L’exposition a été imaginée autour de l’univers d’un appartement dans lequel les visiteurs déambulent. Dans chacune des pièces, ils sont invités à découvrir des activités et éléments clés du muséum. Les réserves où sont stockées toutes les archives, les étapes du taxidermiste pour créer une réplique animale, des bêtes empaillées laissées aux oubliettes à cause d’un défaut, l’histoire du jardin zoologique du Palais Longchamp…

À chaque espace sa touche de numérique. Dans la salle à manger, le salon ou encore le bureau, c’est un écran tactile que les visiteurs sont amenés à manipuler. Sur l’un, ils peuvent s’amuser à composer un menu avec, comme ingrédients, différents éléments que l’on retrouve dans les collections du musée. Sur un autre, ils plongent dans le passé de l’établissement à travers des photos d’époque et des correspondances relatives à son fonctionnement quotidien. Une installation graphique, ludique et très simple à réaliser malgré les apparences. « L’écran est relié à un petit ordinateur fixé sous une table ou dans le tiroir d’un meuble », explique Axelle Benaïch. La partie la plus fastidieuse est en fait de créer l’interface numérique en amont.

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En quelques gestes, les visiteurs composent un repas avec les éléments des collections du muséum. Un menu qu’ils peuvent s’envoyer par e-mail pour garder un souvenir de leur passage © AP

 

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L’écran tactile du bureau où d’anciennes lettres sont à lire. Un simple ordinateur permet de faire le lien © AP

Le collectif a aussi souhaité faire découvrir les réserves de l’établissement aux visiteurs. Un lieu indépendant du Muséum, interdit d’accès au public. L’équipe a installé dans chaque pièce des archives une caméra à 360°. Cette dernière a mitraillé tous les recoins de centaines de photos. Un résultat à découvrir initialement avec un casque de réalité virtuelle où il suffit de tourner la tête pour apercevoir l’intégralité des locaux. Une technologie finalement remplacée par une télévision et un système pour faire pivoter la caméra. Le résultat est le même, l’immersion totale procurée par le casque VR en moins.

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Découverte des réserves du muséum grâce à une caméra à 360° pilotable © AP

Quant aux animaux, ils sont omniprésents dans le parcours. Dans le salon, ils se font face et un dialogue a été créé entre eux. Là encore, la technologie se révèle minimaliste. « Sous la table basse, on a installé un lecteur programmable et un transducteur collé à la paroi pour faire caisse de résonnance. Il faut juste appuyer sur le bouton pour activer le système ». Plus loin, les portraits d’animaux reprennent vie et s’adressent directement aux visiteurs. « Le numérique permet de faire vivre les collections. Pour un Muséum, ça donne un vrai sentiment de vie », explique Axelle Benaïch.

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Les animaux reprennent vie grâce à des portraits interactifs qui s’adressent directement aux visiteurs © AP

Des installations réutilisables

La Fabulerie est régulièrement sollicitée pour créer des parcours numériques dans le cadre d’expositions. C’est notamment à ce collectif que l’on doit « Futurs antérieurs », qui avait investi les archives municipales de Marseille entre octobre 2015 et avril 2016. Avec Muséonérique, c’est toutefois l’une des premières manifestations de cette envergure que l’équipe a conçue. « Comme à chaque fois, nous avons pensé les installations de sorte à ce qu’elles soient réutilisables. De plus petits établissements pourront ainsi les accueillir par la suite. Elles partiront en fonction des demandes », confie Axelle Benaïch. Le musée Granet d’Aix-en-Provence a par exemple d’ores et déjà commandé l’une des structures de l’exposition. D’autres rejoindront les locaux de la Fabulerie, situés boulevard Garibaldi (1er arrondissement), pour que les membres des espaces de coworking et les visiteurs du café les découvrent à leur tour.

En parallèle de cette activité, le cœur de métier de la Fabulerie reste l’accompagnement des professionnels dans la compréhension et l’utilisation du numérique. Une technologie qui s’immisce toujours plus dans les professions, où elle crée une petite (voire grande) révolution. « On veut montrer que réaliser tout ça n’est pas inaccessible. On désacralise le numérique, ou en tout cas on essaye », conclut la directrice. Pari réussi avec Muséonérique.

Repères :

> Exposition Muséonérique, le réveil des collections
Jusqu’au 24 février 2019 au Muséum d’Histoire Naturelle
Palais Longchamp, aile droite, 13004 Marseille

> Horaires : ouvert du mardi au dimanche de 10h à 12h et de 13h à 18h jusqu’au 6 janvier puis de 10h à 18h. Fermé les 25 et 26 décembre et le 1er janvier.
Tarif : plein 6€, réduit 3€

Localité(s) :

Boulevard Philippon, 13004 Marseille, France

Auteur

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