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Les évacuations continuent et les critiques fusent trois semaines après la catastrophe de la rue d’Aubagne

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Tandis que l’opposition municipale fait des propositions plus ou moins radicales pour lutter contre le logement insalubre à Marseille, les évacuations d’immeubles continuent plus de 20 jours après le drame de la rue d’Aubagne.

Exactement trois semaines après l’effondrement de deux immeubles à la rue d’Aubagne ayant causé la mort de huit personnes, les évacuations d’habitations continuent à Marseille. 186 immeubles ont été vidés de leurs habitants et 1377 personnes ont dû être évacuées au 26 novembre, selon un communiqué de la Ville de Marseille qui dit avoir identifié 243 logements disponibles pour reloger des familles.

Une mise sous tutelle de la mairie

Les critiques envers la municipalité fusent, autant que les solutions proposées pour répondre à la crise. Dans une tribune publiée dans Libération, un collectif composé de politiques et de personnalités civiles pense qu’une reconstruction de Marseille est possible si l’Etat décide de la placer sous tutelle « et d’ainsi mettre fin à la politique « à la godille » de la municipalité ». Saïd Ahamada, député (LREM) de la 7ᵉ circonscription des Bouches-du-Rhône, a réclamé cette mise sous tutelle à Julien Denormandie, ministre auprès du ministre de la Cohésion des territoires en charge du logement.

Un « opérateur unique » pour la lutte contre l’habitat insalubre

Pour Benoît Payan et Marie-Arlette Carlotti, conseillers municipaux PS, « l’Etat doit d’urgence intervenir au sein de la cellule de crise ». Ils préconisent d’ailleurs la mise en place d’un comité de suivi avec les victimes et les associations.

Les deux élus réclament également la création d’un « opérateur unique gouverné à parité entre les associations et les pouvoir publics » et qui serait dédié à la lutte contre l’habitat insalubre. Celui-ci possèderait un Observatoire de l’habitat et du logement et réunirait les compétences des différentes institutions locales. L’organisme, financé par les collectivités, remplacerait la Soleam et Marseille Habitat sur les dossiers. La France Insoumise, à travers Sophie Camard la députée suppléante de Jean-Luc Mélenchon, rejoint l’idée et demande de ce fait la dissolution de la Soleam. LFI réclame, au passage, un « redressement du service de cohésion sociale de la Ville de Marseille ».

Un droit au retour garanti pour les riverains de Noailles

Concernant les Marseillais évacués, Benoît Payan et Marie-Arlette Carlotti souhaitent l’amorce d’un plan de relogement. « Ce plan, nécessairement pluriannuel, doit se fixer un objectif à 6 ans pour éradiquer l’habitat indigne, il faut donc l’enclencher dès maintenant », précisent-ils. Pour eux, chaque riverain de Noailles doit aussi conserver le droit de loger dans le quartier une fois reconstruit. Les élus réclament également la reprise du plan local de l’habitat (PLH) par la Métropole avec une « redéfinition des besoins, notamment en logement très sociaux, et un accent donné à la mixité sociale ».

Les députés LREM marseillais Alexandra Louis, Cathy Racon-Bouzon et Saïd Ahamada consacrent un volet de leurs « préconisations », publiées le 22 novembre, à la rénovation et à la reconstruction. Ils demandent notamment l’instauration d’un Orcod-in multi-site (opération de requalification des copropriétés dégradées d’intérêt national) « comme proposé dans le rapport Nicol de 2015 ».

Le « permis de louer », prôné par plusieurs parties, était l’un des arguments de la sénatrice (PS) Samia Ghali dans sa lettre ouverte au maire (LR) de Marseille Jean-Claude Gaudin publiée le 13 novembre. « Concrètement, il permettra à la ville de Marseille d’exiger une déclaration préalable à la location ou une autorisation préalable à la location d’un logement », argumentait-elle.

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