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[Vidéos] La mobilité métropolitaine : méthode, agenda et grands enjeux avec Jean-Pierre Serrus

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En 2030, la métropole Aix-Marseille Provence devrait avoir changé de visage. Moins de voitures, plus de transports en commun, de pôles d’intermodalités, de développement du car, Val’Tram et train pour un territoire plus connecté, des améliorations du réseau routier, ferroviaire ou des extensions de voies de tram ou encore une troisième ligne de métro. Mieux se déplacer dans la métropole, ce n’est peut-être plus une utopie !

Il y a le « Discours de la Méthode », signé Descartes. Aujourd’hui, il y a la méthode Jean-Pierre Serrus. Et elle s’applique sur l’un des projets majeurs de la métropole Aix-Marseille-Provence : les transports ! L’heure n’est donc plus aux tergiversations, aux orientations et encore moins aux axes stratégiques pour cet homme qui a toujours envisagé, comme d’autres, que cette métropole, serait « ce que nous en ferons ». L’heure est à l’action. Incontestablement. 

L’agenda de la mobilité métropolitaine, dont les grandes lignes ont été présentées aux maires de la métropole et à la presse vendredi 2 décembre 2016, est sur les rails pour les 20 prochaines années. Un document qui a été établi en large concertation avec l’ensemble des maires de la métropole, sur un sujet qui ne mérite pas la division. Le 15 décembre prochain, la présentation de l’agenda de la mobilité, justement en Conseil métropolitain, permettra de voir s’il convainc définitivement dans l’esprit de consensus dans lequel il a été établi.

Le programme est ambitieux pour sortir de ce cercle infernal du tout-voiture, améliorer la qualité de vie des 1,8 million d’usagers et relancer le développement économique freiné par ces problèmes de transports. Le mot d’ordre est « efficacité ». Parce qu’au cœur de ce système lié à la mobilité, il y a naturellement les habitants, les touristes, les acteurs économiques, les entreprises et les milliers de salariés pris au piège lorsqu’ils se rendent à leur travail. « Ce n’est pas seulement un problème d’infrastructures, c’est aussi du service : tickets, tarif, coordination des horaires, en passant par la qualité de l’ensemble des équipements… C’est vrai que nous avons un retard sur les systèmes de transports mais cela peut finalement constituer un atout quand on met en place un projet ambitieux comme nous le souhaitons », affirme le vice-président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, en charge des transports et de la mobilité, Jean-Pierre Serrus.

En misant sur le développement des nouvelles technologies et sur les nouveaux comportements, la plus grande métropole de France est vouée à devenir un « laboratoire de la mobilité ».  

Un laboratoire dans lequel sera mis en œuvre un certain nombre d’actions, conformément à un agenda « essentiel ». Plus qu’une feuille de route, c’est un programme dans le temps « évolutif » à l’horizon 2030. Le premier chantier est un préalable : la constitution d’une véritable unification des systèmes de transports. Et cela passe d’abord par un nom, quand actuellement il existe une vingtaine, voire une trentaine d’appellations. Du bus de l’étang à ceux du pays aixois… L’unité est indispensable dans le but d’une commercialisation et d’une information unique sur l’ensemble du territoire. « Dès l’année prochaine, il faudra très rapidement des tickets qui permettent le déplacement sur l’ensemble du territoire. Occasionnel et également des abonnements, les 1,8 de métropolitains ne comprendraient pas qu’on ne leur facilitent pas la tâche. » Des tickets dont les tarifs n’ont pas encore été évalués mais qui devraient rester attractifs. 

Car-train-Val’Tram, pour une métropole mieux connectée

Les déplacements reposent sur une construction simultanée d’un système de mobilité. Dès 2017, l’objectif est la meilleure interconnexion des réseaux entre les différents bassins de vie, avec le développement rapide de lignes de qualité Premium: «Elles commencent tôt le matin et se terminent tard le soir, pour répondre aux déplacements  domicile-travail, avec une fréquence élevée de l’ordre d’un passage toutes les 10-15 minutes et surtout fiabilité et confort. Nous voulons transférer sur notre système Métro-Express (cars, Val’Tram et TER) des personnes qui avaient l’habitude de prendre la voiture, parce qu’il y aura plus de fiabilité, de fréquences et d’interconnexions, avec aussi des parkings relais ». 

Il n’y a pas que la route, il y a aussi le fer et l’importance d’un système ferré à la hauteur des besoins et des ambitions de la métropole, avec l’amélioration notamment de certaines lignes telles que Miramas-Vitrolles-Marseille, la  ligne Aix-Marseille par Gardanne ou encore la ligne Aubagne-Marseille. Ce système Métro-Express s’appuie également sur un ensemble de projets urbains ou péri-urbains qui ont toutes leurs importances pour connecter au mieux la métropole. 

Si des projets de BHNS existent sur l’ensemble du territoire, il est essentiel à l’échelle des bassins d’offrir la même qualité, la même fréquence, la même régularité pour connecter non-seulement les pôles entre eux, mais aussi l’intérieur des pôles avec les différentes parties des zones d’habitats et d’activités. 

Dans les zones les plus urbaines, il est prévu l’extension ou la création de tramways et au-delà de 2025, « encore des extensions » avec notamment une troisième ligne de métro sur Marseille dont le tracé n’est pas encore dessiné,  « car il y a beaucoup d’études à réaliser, mais elle est intégrée à l’agenda de la mobilité métropolitaine. »

L’intermodalité : une condition sine qua non pour mieux se déplacer

«Un système de mobilité à l’échelle de la métropole, c’est surtout un système qui permet d’utiliser tous les modes de déplacements. »  A l’heure actuelle, 94% des déplacements métropolitains de plus de 7 kilomètres s’effectuent en voiture. « Le sujet n’est pas de dire que l’on va éliminer la voiture, mais on lutte contre le tout-voiture ». D’où l’importance des points d’intermodalités. Ils doivent aussi faire la part belle au co-voiturage, à l’auto-partage, à la bicyclette, au vélo électrique et pourquoi pas aux piétons… « puisqu’on va avoir des pôles d’intermodalités sur toutes les configurations », répondant ainsi à la diversité du territoire. 

Et mobilité métropolitaine ne veut pas dire abandon de la mobilité de proximité, « pour que l’on puisse se déplacer partout quelque soit le caractère du déplacement », sans oublier qu’au fil du temps il demeure indispensable de conserver une attitude pro-active en termes d’utilisation des nouvelles mobilités.  

La clé de voûte du projet: le financement

Pour mettre en oeuvre de vaste programme, la clé c’est bien entendu le financement. Deux choix possibles: réfléchir à la situation actuelle avec les finances actuelles ou définir les besoins des 1,8 million de métropolitains et construire un agenda en engageant des discussions fortes avec l’Etat. C’est naturellement, la deuxième solution qui a été envisagée. A présent que la métropole est lancée, malgré toutes les difficultés relatives à sa mise en oeuvre, « l’Etat doit désormais prendre ses responsabilités ». Dans ce sens, Jean-Pierre Serrus et ses collaborateurs ont rencontré le 30 novembre le ministre des Transports, Alain Vidalies. « Il a considéré que nous avions le même type de professionnalisme dans notre approche de la mobilité que la métropole du Grand-Paris, et qu’il était donc naturel que l’Etat détermine de la même manière comment il va nous accompagner ». 

Le coût est à la hauteur du retard constaté, des besoins et des ambitions. Sur la période 2017-2025, ce sont près de 3,4 milliards d’euros qui seront nécessaires pour toute la mise en oeuvre (pôles d’échanges, modes actifs, ferroviaire, MétroExpress, amélioration du réseau routier…) Après 2025, le prolongement des projets est évalué à 6,4 milliards supplémentaires, y compris avec la concrétisation de la nouvelle ligne ferroviaire Paca, pour relier la Provence à la Côte-d’Azur et qui englobe la nouvelle gare souterraine de Saint-Charles. 


« Construire une métropole pour le siècle qui vient »

Sans avancer de montant, aujourd’hui, il y a un engagement sérieux de l’Etat de prendre en considération ce projet qui a été jugé sérieux et innovant. « L’Etat a bien pris la mesure que le sujet de mobilité de la métropole Aix-Marseille Provence est un sujet d’importance nationale et internationale. Nous sommes en ordre de bataille, prêts à agir tous ensemble. Nous avons un projet que nous voulons, contre tous les courants qui n’y seraient pas favorable, réaliser! » Bien au-delà d’être le premier document de stratégies et d’actions – qui sera rejoint par d’autres agendas sur différents enjeux du territoire – c’est un programme qui affirme, à lui seul, la constitution de la métropole Aix-Marseille Provence. « Nous ne lâchons rien, avec l’ensemble des 92 maires, pour construire une métropole pour le siècle qui vient ».

Le 1er Forum métropolitain organisé par Gomet’ sur le thème des transports.

Gomet’ organise jeudi 15 décembre 2016 son 1er Forum métropolitain sur le thème majeur des transports. L’événement élaboré en partenariat avec la Métropole Aix-Marseille-Provence et la Caisse des Dépôts sera l’occasion de découvrir l’agenda de la mobilité qui aura été voté le matin même par le conseil de la Métropole Aix-Marseille-Provence. 

Il se déroulera à 16h au Palais du Pharo en présence de nombreuses personnalités et décideurs métropolitains, à commencer par le vice-président de la Métropole, en charge des transports, Jean-Pierre Serrus et le directeur général adjoint chargé de la mobilité, Yannick Tondut. Richard Curnier, le directeur régional de la Caisse des dépôts et Isabelle Bardin la déléguée du cluster Paca Logistique seront également parmi les intervenants. Inscrivez-vous ici !

Reportage réalisé en partenariat avec la Métropole Aix-Marseille-Provence

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La métropole d'Aix-Marseille-Provence doit voir le jour le 1er janvier 2016. Vous ne vous sentez pas concerné ? Marseille, Aix-en-Provence, Aubagne, Martigues, Istres, Salon-de-Provence... si vous avez l'habitude de passer d'une ville à l'autre, vous êtes peut-être plus métropolitain que vous ne le pensez. Pour le savoir, faites le test !

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