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[Tweet Hebdo] Redressement judiciaire de la SNCM, tout reste à faire pour sauver la compagnie

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La décision ne mettre en redressement judiciaire pour une période d’observation de six mois la compagnie maritime SNCM ne résout rien sur le fond. Et tous les acteurs l’ont bien compris. Le temps presse.

La décision tant attendue est tombée finalement en fin de matinée, ce vendredi 28 novembre. La SNCM est mise en redressement judiciaire. Peu à peu, la direction, les politiques,  les syndicats, les salariéset les médias ont commenté cette décision qui laisse six mois de sursis pour trouver un repreneur. 

C’est le soulagement, pour certains comme pour Jean-Marc Janaillac, PDG de Transdev. « Comme Transdev l’affirme depuis de nombreux mois, cette décision du Tribunal de commerce de Marseille est la seule qui peut permettre de conserver une partie des activités de la SNCM et de sauver un maximum d’emplois. A défaut, en raison à la fois de ses pertes structurelles, des demandes de remboursement de l’Union européenne et des menaces pesant sur l’actuelle DSP, la SNCM allait vers une disparition pure et simple…

Pour Roland Blum, adjoint au maire de Marseille, délégué Finances Budget et Port. qui s’est souvent inquiété de la situation en appelant le gouvernement à prendre ses responsabilités, la décision était attendue. « Ce n’est pas une surprise. Depuis deux ans, le gouvernement avait la possibilité de préparer, en liaison avec les organisations syndicales, un plan de reprise de la SNCM dans le cadre d’un projet industriel négocié avec les autorités européennes, pour les condamnations qui avaient été prononcées à son encontre. Or, rien de tel n’a été fait. » Et de lancer : « Dans cette affaire, qui est un scandale d’État, les socialistes ont menti au personnel de la SNCM... »  On voudrait mettre de l’huile sur le feu que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

Jean-Noël Guérini, le président du Conseil général met également la pression sur le gouvernement

Côté salariés, on hésite encore entre le soulagement d’avoir échappé au couperet de la liquidation pure et simple et les doutes pour l’avenir.

Pour d’autres observateurs, ce n’est en effet que reculer pour mieux sauter. Ainsi Robert Martinetti, directeur de la société Macor, basée sur le port de Marseille, à l’origine du collectif de soutien des entreprises, réagit à l’annonce du redressement judiciaire : « Le 28 mai, ce n’est pas loin pour tout remettre en ordre de marche. Je vais trembler jusqu’en février d’ici là,  il faut des signes positifs sur l’amende européenne et la DSP (Délégation de service public, NDLR), tout en restant vigilant car la fin de la trésorerie est annoncée en début d’année. L’Etat doit réagir. »

Selon Maurice Perrin, représentant de la CGC, ce redressement judiciaire ne garantit en rien l’avenir de la société. « La période d’observation n’est pas financée par l’actionnaire qui l’a déclenchée au-delà d’un ou deux mois. Elle pourrait à n’importe quel moment se transformer en liquidation judiciaire, faute de financement. Nous allons y faire face et rappeler François Hollande à ses responsabilités. Ce dossier sera une tâche plus noire, sur son quinquennat, que celui de Florange, explique-t-il.

Pendant ce temps l’Assemblée Générale se déroule à bord du Daniel Casanova.

La presse évoque plusieurs scénarios. Nos confrères de Marsactu qui couvrent l’AG en live tweet évoque les projets du personnel.



Tandis que le journal La Marseillaise cite le leader de la CGT Frédéric Alpozzo : « Je constate que la période d’observation n’est pas couverte et que donc, la liquidation peut intervenir dans les semaines qui viennent. Le projet d’entreprise qui nous a été présenté va vers la séparation des navires et des actifs au profit de la concurrence. » Selon a même source, Frédéric Alpozzo déplore même une volonté de  «piller l’entreprise.»

A lire aussi :

Toutes nos informations sur la SNCM sur GoMet’
Consultez notre infographie pour mieux comprendre l’histoire de la compagnie

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