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[Sidérurgie] Le tribunal préfère Schmolz + Bickenbach à Liberty House pour sauver Ascométal

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Lundi 29 janvier, le tribunal de commerce de Strasbourg a rendu sa décision concernant la reprise d’Ascométal. L’offre de reprise du groupe suisse Schmolz + Bickenbach a été préférée à celle de l’anglo-indien et sa filiale Liberty House. Une décision qui fait réagir. 

Ils n’étaient plus que deux en lice dans la dernière ligne droite sur les quatre candidats à la reprise d’Ascométal. C’est finalement l’offre de reprise du groupe suisse, Schmolz+ Bickenbach leader mondial de la production d’aciers longs et d’aciers spéciaux qui a été préférée à celle de l’anglo-indien GFG Alliance, et sa filiale Liberty House, pour reprendre les cinq sites d’Ascométal et 1 350 salariés. Le groupe qui a réalisé un chiffre d’affaires de 2,3 milliards d’euros en 2016, a été officiellement désigné, lundi 29 janvier, par la chambre commerciale de Strasbourg. Pour rappel, à quelques heures de la date limite du dépôt des offres améliorées fixée au 20 janvier, l’industriel suisse avait finalement musclé son offre en intégrant le site de Fos-sur-Mer. Lors des présentations devant le tribunal, l’offre de Liberty qui apparaissait de meilleure facture, n’a pas suffi à convaincre. Les juges ont préféré l’expérience industrielle du groupe suisse qui entend consolider le marché européen, à l’inexpérience du groupe britannique. La reprise de la société sidérurgique, effective à compter du 1er février 2018, par le groupe Schmolz+ Bickenbach ne manque pas de faire réagir.

Le président de la Région Sud, Renaud Muselier appelle le gouvernement à intervenir et préserver l’outil industriel sidérurgique français. Renaud Muselier s’était engagé avec les Régions Grands Est et Hauts-de-France à soutenir l’offre portée par Liberty House, à hauteur de 5 millions d’euros, car elle permettait de maintenir l’ensemble des emplois et l’activité du site de Fos-sur-Mer. En effet, le groupe suisse n’a pas caché sa volonté de réduire les effectifs. Une enveloppe de 1,5 million d’euros va être consacrée au financement d’un plan de départ. Sur la centaine d’emplois menacés, une vingtaine concerne le site fosséen.

Des emplois menacés

À long terme, 250 emplois devraient être affectés par la restructuration prévue et notamment par la fermeture du train à fil qui concerne 120 emplois en CDI et près de 50 sous-traitants. Si le président de la Région Sud a pris acte de la décision du tribunal de commerce de Strasbourg, il ne peut « pour autant accepter en l’état les conditions de cette reprise », annonce-t-il dans un communiqué en date du lundi 29 janvier. Il demande l’ouverture immédiate de négociations « au plus haut niveau » pour la préservation de l’emploi et le maintien du train à fil sur le site de Fos : « Cette fermeture signifierait, en effet, la perte d’outil industriel performant et disposant de nombreuses commandes, ce à quoi je ne peux me résoudre.

Le député communiste de la 13e circonscription des Bouches-du-Rhône, Pierre Dharréville, qui était aux côtés des salariés à l’annonce de la décision lundi, « regrette ce choix », a-t-il confié à Gomet’. Il estime que « cette offre de reprise n’est pas la meilleure, parce qu’elle préserve le moins d’emplois, de sites en France (celui d’Ascoval de Saint-Saulve dans le Nord Ndlr) et elle est le moins ouverte sur l’avenir de notre outil industriel ». Un regret nourrit aussi par la position du gouvernement dans ce dossier qu’il juge lâche : « Le gouvernement a joué à cache-cache dans cette affaire-là, il ne s’est pas positionné clairement. Il a même donné l’image d’un Etat dégonflé face aux acteurs industriels et financiers en leur laissant complètement la main, alors qu’il y avait mieux à faire », poursuit le député, qui affirme se battre « une industrie du XXIe siècle. Nous avons besoin d’une industrie forte et bien enracinée dans les possibilités de notre temps qui répondent réellement aux besoins de la population. Il ne s’agit pas de produire pour produire, mais nous avons des outils performants sur le territoire pour cela ». 

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