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[Humeur] La CGT, le PS, Macron, Ménard, Keny Arkana, le Panier et le ferry-boat sous l’oeil du passant !

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Chaque dimanche c’est « Soit dit en passant », la chronique du journaliste Hervé Nedelec. Et rien ne lui échappe ! A commencer par la visite avortée d’Emmanuel Macron à Marseille.

La veste, la chemise et puis…

Dans les années 50 les dockers CGT huaient sur le port de Marseille les cercueils des soldats morts en Indochine. Dans les années 60, ils immergeaient quelques conteneurs et les quelques biens ramenés par les rapatriés d’Algérie. Puis la même centrale s’opposait aux étudiants, pour mettre fin au mouvement de mai 68. Elle se fit prier pour soutenir François Mitterrand pour la présidentielle de 1981, lorsque l’union de la gauche s’imposa. En 1990, elle refusa d’embarquer les armes destinées à nos troupes engagés dans la première guerre du Golfe, avant de faire machine arrière sur injonction du PC… L’histoire de la CGT est parfois difficile à décrypter. Cette semaine, on a vu ses militants arroser de projectiles des CRS à Fos, avant de vouloir fraterniser avec les mêmes à Marignane. Son leader Philippe Martinez a lancé au parc Chanot lors du congrès de sa centrale qu’il « allait tomber la veste, puis la chemise ». Attention, il ne reste plus que le pantalon.

Il faudra un peu de liquide pour le Ferry

On nous annonce la remise en service du ferry-boat le 15 juin. Cela se fera en grand pompe en présence de M. le sénateur-maire. Tant mieux pour les deux quais rénovés, pour lesquels le frêle esquif est une valeur ajoutée. Si les usagers (abonnés) de la RTM bénéficieront, comme naguère, de la gratuité, il faudra par contre s’acquitter de 50 centimes d’euro pour tous les autres. On ne sait si cela va améliorer la situation économique de la plus petite ligne maritime du monde, mais cela contribue à lui ôter le charme qu’on trouvait à embarquer sans bourse déliée. Dommage.

Macron renonce à son départ marseillais.

Ca aurait eu une sacrée gueule. Le mouvement initié par Emmanuel Macron, « en marche ! », devait, symboliquement, partir ce week-end de Marseille. Un peu à la manière, il y a plus de deux siècles des fédérés qui, partis de Marseille participèrent, en 1792, à la bataille des Tuileries, qui marqua la fin de la monarchie et annonça l’avènement de la 1ère République. Le ministre préféré des sondages, a évité la confrontation, avec ceux qui, des raffineries à la gare, en passant par l’aéroport et d’autres secteurs économiques, estiment qu’il n’y a qu’une urgence : le retrait de la loi El Khomri que soutient Macron. Bon le fringant ministre, qui a fait de bonnes études, sait aussi que les marches vers le pouvoir sont souvent longues.

Defferre rigole, le PS non

Symbolique l’état de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône. Une banderole géante nous rappelle, avec la photo d’un Gaston Defferre tout sourire, que le maire charismatique de l’après-guerre a disparu, il y a 30 ans. Le portrait et son message ont été épargnés de la colère qui gronde depuis plusieurs semaines dans le pays et à Marseille, quand l’entrée de la fédération porte encore les marques de jets de peinture rouge qui dit combien le PS cher à « Gaston » est populaire aujourd’hui. Comme quoi la CGT n’est pas rancunière, puisqu’on sait qu’elle a été durant tous les mandats successifs de Defferre, son ennemi numéro 1. Ce n’est pas FO qui viendra démentir, qui fut, dans le même temps, chouchoutée par celui qui tenait la mairie, le département, la région et les journaux locaux.

Un pochoir de poche

Elle est rappeuse. D’origine argentine, l’artiste âgée de 34 ans qui a vécu toute sa jeunesse dans le quartier de Noailles, sait l’art de communiquer dans les rues qu’elle connait bien. Keny Arkana imprime ses messages à coups de pochoir, à même le bitume des artères, comme la rue Vacon où un des plus vieux commerces de Marseille, le père Blaize, vend ses herbes miracles au patient. Keny, elle, nous annonce la sortie le 27 mai de son dernier Album. Il s’appelle Etat d’urgence. On le trouve sur le web… sans ordonnance.

Le village qui prend des couleurs

Le Panier fait de la résistance. On l’a longtemps dit paupérisé, misérable, en danger. Peu à peu pourtant de la Montée des Accoules à la Vieille Charité, s’impose un art de vivre ensemble. Ici le street-art installe ses audaces. Là des « minots » d’une école signent une fresque faite de leurs prénoms et qui associe toutes les couleurs. Un peu plus bas, on végétalise sa rue, son passage, sa venelle et personne ne songerait à s’en prendre aux plantes. Plus haut ce sont les plots en laiton qui ont été bariolés en une palette joyeuse. Bref quelques-uns ont mis la main au Panier… pour la bonne cause.

Que la Bonne Mère nous protège de Ménard


Parmi les idées farfelues de Robert Ménard, maire de Béziers, la volonté affichée de « franciser » pour l’état-civil, les prénoms. Celui qui fut secrétaire général de Reporters sans frontière, sans pour autant avoir marqué les esprits par sa carrière journalistique, ne manque jamais une occasion de soutenir une ineptie. Si on transposait sa proposition à Marseille, c’est quasiment tout le bottin qu’il faudrait modifier. Le FN n’a pas du reste goûté ce week-end, les sorties de cet allié encombrant. On voit mal en plus Marion Maréchal Le Pen se priver d’un de ses arguments de campagne. Lorsqu’elle cite la relation des faits-divers dans les journaux, elle ne manque jamais de faire remarquer que les prévenus ont souvent des prénoms à consonance étrangère. S’il n’y a plus que des Léon, Hugo, ou Alex à se mettre sous la dent, c’est la fin de son épicerie.


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Localité(s) :

58 Rue Montgrand, 13006 Marseille, France

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Un commentaire

  1. « sans bourse délier » ; merci pour cette « humeur du passant » comme on lit je crois dans la Dépêche du Midi.

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