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[Electotweet] Charlie Hebdo, du rire aux larmes

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L’attentat meurtrier à l’encontre de la rédaction de Charlie Hebdo a provoqué une vague d’indignation et de soutien au sein de la population. Entre hommages sincères et tentatives de récupération politique, (morne) et brève revue des tweets en présence.

Mercredi, la rédaction de Charlie Hebdo a payé un lourd tribut dont personne ne devrait s’acquitter. Celui de la liberté d’expression. L’attentat sanglant, qui a frappé de plein fouet le journal satirique, a coûté la vie à douze personnes : les dessinateurs Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Honoré, les rédacteurs réguliers de l’hebdomadaire Bernard Maris, Elsa Cayat et le correcteur Mustapha Ourad. Sans compter les victimes « collatérales » dont font partie les deux policiers Frank Brinsolaro et Ahmed Merabet, l’agent d’entretien Frédéric Boisseau et l’ancien journaliste Michel Renaud.
Dans toute la région, réactions et hommages de responsables politiques s’enchaînent dans la foulée du drame.

L’attentat est le plus meurtrier commis en terre hexagonale depuis 1961. A l’époque, une bombe posée par l’OAS sous un train reliant Strasbourg à Paris avait fait 28 morts. L’assaut de fanatiques dans les locaux de Charlie Hebdo, situés dans le 11ème arrondissement parisien, est relayé d’emblée par tous les médias nationaux et donne ainsi lieu à une vague d’indignation et de soutien incommensurable à l’hebdomadaire. Un cri de ralliement s’impose à ceux qui l’expriment.

Le slogan voit le jour sur twitter à 12h52 dans l’heure suivant l’attentat. Selon le Progrès, on le doit au directeur artistique et journaliste du magazine Stylist, Joachim Roncin. « Ce que je voulais dire, c’est que c’est comme si on m’avait touché à moi. Je me sens personnellement visé, ça me tue quoi », explique celui à l’origine de cette phrase qui va vite devenir un cri planétaire.
La soirée de mercredi donne immédiatement lieu à des rassemblements dans toute la France. Marseille n’est pas en reste et réunit plus de 7 000 personnes sur le Vieux-Port. L’ombrière donne un écho supplémentaire aux salves d’applaudissements ainsi qu’aux cris nourris, « Charlie, Charlie », soutenant l’hebdomadaire satirique. Certains brandissent leurs crayons vers le ciel en réponse aux armes lourdes des assaillants du journal.

Marseille est Charlie par france3provencealpes

 Les hommages en tous genres auxquels les défunts caricaturistes goûtaient peu leur sont, cette fois-ci, destinés. L’émotion est telle que toute la société se mobilise. Chacun tient à leur dédier une minute de silence.

Mais le temps du recueillement a été bref pour quelques élus. Le journaliste Luis Matias Lopez du quotidien espagnol Publico expliquait, dès le lendemain du carnage, que « la France va être confrontée à ses pires fantômes. Cela n’était sans doute pas l’intention des terroristes, mais la première conséquence de son acte est de jeter l’opprobre sur les immigrants et les étrangers ».

Depuis des décennies, les journalistes de Charlie Hebdo et de son ancêtre Hara-Kiri ont tourné en dérision la terre entière. Peut-être même, riraient-ils de certains qui leur rendent hommage aujourd’hui.

Ce journal fut interdit de parution par le pouvoir politique dans les années 70, suite à la une allusive à la mort de Charles De Gaule « Bal tragique à Colombey », restée dans la postérité.  Il semblerait que les assassins du 7 janvier 2015 aient voulu, eux aussi, faire taire cet organe de presse. Mais cette fois-ci, une censure à balles réelles digne de terroristes. « J’ai tué Charlie Hebdo », peut-on entendre de la bouche d’un des criminels sur les vidéos circulant dans le flot ininterrompu des médias.

Changer le nom d’Hara-kiri en Charlie Hebdo pour pallier la censure de Raymond Marcellin, ministre de l’intérieur de l’époque. Tel avait été le subterfuge de l’équipe du journal pour continuer d’exister. Aujourd’hui, surmonter l’épreuve nécessitera d’autres ressources, humaines avant tout. Au lendemain de l’attentat qui a eu lieu ce mercredi, tous les partisans de la liberté d’expression tentent d’aider à la parution d’un journal décimé par le drame. Gageons que Charlie Hebdo perpétuera sa liberté de ton quoi qu’en disent les intégristes de tous bords.

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