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[Politique] Départementales : L’UMP-UDI en ordre de bataille derrière Martine Vassal (2/5)

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L’occasion est historique. C’est l’année ou jamais pour que l’UMP-UDI remporte le Conseil général des Bouches-du-Rhône, deuxième département aux caisses les mieux remplies de France, institution qui échappe depuis 33 ans à la droite.

L’occasion est historique. C’est l’année ou jamais pour que l’UMP-UDI remporte le Conseil général des Bouches-du-Rhône, deuxième département aux caisses les mieux remplies de France, institution qui échappe depuis 33 ans à la droite.

Les deux partis, qui s’étaient déjà alliés lors des dernières élections, semblent préparer cette échéance depuis la campagne des municipales. En effet, déjà à cette époque, dans certains secteurs de la ville, l’UMP plaçait un binôme sur les affiches, commet pour familiariser les électeurs aux candidats aux élections suivantes. Par exemple, la n°2 de la liste UMP-UDI dans les 1er et 7ème arrondissements en 2014, Sabine Bernasconi, est aujourd’hui candidate aux élections départementales sur un canton qui reprend partiellement le secteur sur lequel elle fut élue aux dernières municipales.

Ainsi, les deux principales formations politiques de la droite républicaine se sont unies autour d’une liste qui par son nom reflète parfaitement les ambitions de ceux qui la composent « Un département gagnant ». Pour mener ce combat électoral, a été désignée une tête de liste, Martine Vassal, dont la légitimité apparaît incontestée. Conseillère générale sortante, deuxième adjointe du maire de Marseille, elle fut l’une des premières a dénoncé le système Guérini dans l’enceinte de Saint-Just.

Les binômes ont été constitués depuis longtemps dans de nombreux cantons, au dire d’un militant de l’UMP « Le parti a sorti l’artillerie lourde ». Effectivement, sur les 24 candidats, on dénombre sur l’ensemble de Marseille pas moins de 10 adjoints de Jean-Claude Gaudin, 3 maires de secteurs et deux conseillers municipaux porteurs de délégations. Mais, cela ne masque pas de profondes inégalités : les ténors de la droite sont placés sur des cantons situés au sud et à l’est de la ville, là où ils ont le plus de chance d’être élus. En revanche, dans les quartiers Nord et face à Jean-Noël Guérini, l’UMP a placé des candidats qualifiés d’« une pointure en dessous », selon le même militant.

Un modèle d’organisation

.Néanmoins, la candidature UMP-UDI reste un modèle d’organisation. Une seule tête de liste (Martine Vassal), un titre éloquent (Un Département Gagnant), des slogans analogues dans chaque canton (se déclinant à peu près tout le temps sur « Aimons la France, changeons le 13 »). Seulement, cette machine de guerre électorale qui part à l’assaut du conseil général présente son lot de dysfonctionnements.

Tout d’abord, en s’intéressant au mode de désignation des candidats, nous avons découvert plusieurs cas étranges. Par exemple, Marine Pustorino, conseillère générale du Camas et conseillère municipale élue sur le 3 ème secteur est candidate sur le canton 18 regroupant seulement 5 bureaux du 4 ème arrondissement sur lequel elle a déjà été élue. Dans les rangs de l’UMP, certains nous assurent qu’ « elle est légitime puisque certains bureaux du 04 ème sont situés dans ce canton ». D’autres nous disent que dans certains cantons, « le choix a été de placer un candidat issu du canton, et un autre candidat issu d’un autre endroit de la métropole, car l’unification des territoires dans la métropole Aix-Marseille est l’avenir du 13 ». Enfin, l’explication la plus plausible que nous avons entendue, d’ailleurs de façon récurrente est : « Elle est légitime, parce qu’elle est conseillère générale sortante, et avec la nouvelle carte [des cantons], il a fallu la replacer ». Au sein même de l’UMP, il semble donc difficile de s’accorder sur la façon d’expliquer la désignation des candidats.

L’affaire Hassan Guenfici

Et celle-ci semble si opaque que certains candidats peinent même à le comprendre. Ainsi, Hassan Guenfici, militant encarté à l’UDI du 8ème secteur, et candidat dans le 14 ème canton a été contacté le matin de la présentation officielle des binômes par l’équipe de Martine Vassal lui disant (selon M. Guenfici) « Tu n’es plus candidat, on a la communauté juive sur le dos » alors que la 2ème adjointe du maire de Marseille l’avait soutenu au moment où Marsactu révélait le passé du jeune homme (il était suppléant aux élections législatives de 2012 d’un candidat qui revendiquait des affinités avec Alain Soral, Dieudonné et les thèses complotistes). Ainsi, en seulement quelques jours, M. Guenfici est donc passé de candidat conforté dans sa position par la tête de liste à ex-candidat déchu de son investiture.

Nous l’avons rencontré et cet entrepreneur de 29 ans qui se présente comme « le numéro 10 d’Arlette Fructus aux élections municipales de 2014 dans tous les sens du terme [à comprendre numéro 10 sur la liste, comme numéro 10 au sens footballistique : le meneur de jeu] » nous avoue ne toujours pas savoir pourquoi il a été écarté de la campagne. Il nous détaille alors ce qui sont pour lui les deux scénarios envisageables : « Soit il y a bien un ultimatum posé par une association défendant les intérêts de la communauté juive à la droite départementale, auquel cas le fait de s’attaquer à quelqu’un qui, par conviction, se désolidarise avec force de toute forme de haine communautaire, est une erreur politique majeure. Erreur que partagent les états-major qui auraient cédés. Soit lesdits états-major ont pour alibi une position communautaire inexistante, auquel cas il s’agit là d’un acte hautement irresponsable, en particulier dans le contexte actuel. » Aujourd’hui, Hassan Guenfici se sent « trahi », et pour marquer cela, il a rendu sa carte à l’UDI afin de consacrer son énergie « à d’autres causes plus nobles ».

Immédiatement remplacé dans son canton par Georges Panagiotou, Un Département Gagnant a donc continué sa campagne comme si de rien n’était. Cette candidature menée par Martine Vassal avance vers ses objectifs qui paraissent réalisables. La coalition UMP-UDI semble la candidature la plus cohérente pour remporter les élections.

Les cantons d’Allauch et d’Aubagne en ballotage

Dans le reste du département, la coalition UMP-UDI n’apparait pas favorite. Si les deux cantons d’Aix semblent clairement acquis à la droite, dans beaucoup, le parti de Martine Vassal semble plutôt condamné à jouer les arbitres du second tour. Par exemple, le canton d’Arles est emblématique : le candidat UMP Roland Chassain, maire des Saintes-Maries de la mer et candidat face à Michel Vauzelle aux législatives de 2012 sur la circonscription d’Arles s’était désisté au second tour au profit du Front National pour faire battre le député socialiste sortant. Une répétition de ce scénario demeure assez prévisible. Toutefois, outre les cantons acquis à la droite, et ceux où celle-ci devrait se contenter d’une troisième place, il en existe certains où la droite républicaine a une grande carte à jouer : les cantons d’Allauch et Aubagne sont dans ce cas. Reste à savoir si les cantons remportés suffiront à l’UMP-UDI pour constituer une majorité départementale.

Consultez notre vidéo :
Maryse et Sophie Joissains, les Aixoises, soutiennent la Marseillaise Martine Vassal

Notre série sur les élections départementales des 22 et 29 mars prochains.
> Départementales : la décomposition au long cours du Parti Socialiste des Bouches-du-Rhône (1/5)

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