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Boxe : à Gignac-la-Nerthe, on forme des champions

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Installé à Gignac-la-Nerthe, entre Marseille et l’Étang de Berre, le Punch Université Club ne paie pas de mine. Ce club de boxe cumule pourtant les titres et attire des champions de la discipline. Rencontre avec son fondateur, Christian Robert.

62 ans et toujours les gants. Teint mat et regard vif, Christian Robert est un athlétique retraité aujourd’hui à la tête d’un petit temple de la boxe. À première vue, le Punch Université Club, installé depuis 1992 à Gignac-la-Nerthe, ville d’un peu moins de 10 000 habitants située entre Marseille et l’Étang de Berre, ne paye pas de mine. Punching ball, ring et parquet usé par les entraînements, il ressemble au plus classique des clubs associatifs locaux. Seules les affiches présentes dans la salle laissent présager du niveau des boxeurs.

Sur les 120 adhérents que compte l’association, présidée par Christian Robert, 87 sont licenciés fédéraux. Reconnu meilleur club de France en 1999, 2001 et 2003, le club ne compte plus ses titres. Les derniers datent d’avril 2014 lorsque Enzo, 12 ans, Haidi, 14 ans et Saiki, 15 ans, sont devenus champions de France de K1 rules, respectivement dans les catégories benjamin, minime et cadette. Sport de combat dit « de percussions », le K1 rules se pratique avec les poings, les pieds, les genoux et les tibias. Il est l’une des huit disciplines enseignées au Punch Université Club avec la boxe thailandaise, le Kick-Boxing, le Full-Contact, le Pancrace et le Chauss’ Fight - traduisez « combat en chaussures » – art martial inventé par Christian et désormais pratiqué partout en France et à l’étranger.

Avant Enzo, Haidi et Saiki, le club a vu défiler Bruno Jaubert et Olivier Gavarri, tous les deux champions de France de Kick-Boxing et de boxe française, José de Oliveira, champion de région mais aussi Claire Robert, fille de Christian, six fois championne de France de boxe française. « Je rêvais qu’elle devienne danseuse mais elle aussi a basculé », plaisante son père. À chaque titre, c’est toujours la même fierté pour Christian. « C’est ce qui me fait continuer et avancer », confie-t-il.

La boxe, « c’est dans les gènes »

La boxe, Christian Robert l’a dans le sang. Né en Algérie, il arrive à Marseille à l’âge de dix ans. Inscrit dans un club de football, il se voit déjà sur un ring mais son père refuse de le voir enfiler les gants. Décidé, Christian suit alors en cachette des cours de boxe anglaise à Saint-Mauront, dans le 3e arrondissement de Marseille. « Bien plus tard, j’ai appris que mon père était boxeur et son père avant lui. Comme quoi, c’est dans les gènes », sourit-il. Une fois entré dans la vie active, Christian continue de donner des cours et finit par créer sa propre association à Gignac-la-Nerthe, avec sa femme Maggy. Alors que la ville souffre à l’époque d’une mauvaise image, le couple réussit à inscrire le club parmi les meilleurs de la région. En 2000, il voit 11 de ses élèves sacrés champions de France, des catégories benjamin à élite. Un record. Aujourd’hui, la réputation du club n’est plus à faire. On vient de toute la région pour s’entraîner et certains viennent parfois de Paris pour se perfectionner. Retraité actif, Christian Robert est par ailleurs Président de la Ligue PACA et secrétaire général de la Fédération Française des sports de contact.

Plus qu’un sport, la boxe selon Christian Robert, ce sont des valeurs, un mode de vie. « Un bon boxeur doit être intelligent, tenace. Il doit apprendre le respect et adopter une bonne hygiène de vie. » L’expérience aidant, ce grand-père de sept petits enfants assure n’avoir besoin que d’une heure pour évaluer un élève et savoir s’il peut devenir un champion. Exigeant, le pugiliste se réserve par ailleurs le droit de ne pas accepter certains profils. « Les gens qui ne viennent que pour la gloire, l’argent ou apprendre à se battre n’ont rien à faire sur un ring. »

Sport solitaire mais sport d’équipe

Car une fois sur le ring, le boxeur doit gérer l’affectif et son adversaire. « Il faut des heures et des heures de travail pour apprendre à maîtriser tout ça », raconte Christian. Et si jusqu’à 18 ans, les boxeurs ne combattent pas et sont protégés par des casques, des protège-tibias et des plastrons, les adultes, eux, se battent chair contre chair. Les combats vont jusqu’au KO et « plus que de la sueur, il y a aussi du sang », souligne Christian. Seul face à son adversaire, le mental du boxeur doit donc être d’acier.

Pourtant, aussi solitaire soit ce sport, Christian Robert tient à instaurer un esprit d’équipe. « Ici, il n’y a pas de champion, c’est l’équipe qui est championne », insiste-t-il. Proche de ses athlètes qu’il considère comme ses enfants, Christian a vu passer sur son ring parents, enfants et maintenant, petits-enfants. Quant à ses trois professeurs, il les a d’abord eu comme élèves, avant que ceux-ci ne dépassent finalement le maître. À Gignac-la-Nerthe, le club attire aujourd’hui une majorité de garçons mais « les filles sont chaque année plus nombreuses », constate Christian. Tous les élèves ne rêvent pas de devenir champion et beaucoup ne pratiquent la boxe que pour se défouler. « Il faut essayer, se baigner dans l’ambiance », invite Christian. Après un premier cours, il est, paraît-il, plutôt rare de vouloir partir.

Infos pratiques :
Punch Université Club - gymnase de la République, à Gignac-la-Nerthe
Cours adultes : lundi, mardi, jeudi de 19h à 20h
Cours enfants : lundi, mardi, jeudi de 18h à 19h
Cours de Pancrace les mercredi et vendredi de 18h15 à 19h15 (enfants) et de 19h30 à 20h30 (adultes)
Contacts : 06.09.75.83.27 ou 06.72.70.49.46

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Localité(s) :

Avenue de la Ru00e9publique, 13180 Gignac-la-Nerthe, France

Auteur

abriand@go-met.com

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